Des mesures ambiguës
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Sitôt son coup d’État réussi, Napoléon Bonaparte instaure une nouvelle Constitution et un nouveau régime : le Consulat. L’exécutif se compose de trois Consuls mais seul Napoléon a vraiment du poids. Les quatre Assemblées législatives ont un pouvoir très réduit. Cependant, le suffrage universel masculin est proclamé, ce qui concorde avec l’esprit de la Révolution.
De nombreuses mesures suivent, dans tous les domaines.
D’abord, Napoléon tient à rétablir l’ordre et à consolider l’État. En 1800, il crée la Banque de France ainsi que la fonction de Préfet. Puis, en 1801, il signe le Concordat avec le Pape Pie VII. Cela réconcilie la France avec la religion. Les régions qui s’étaient révoltées suite aux hérésies révolutionnaires retrouvent le calme.
Ensuite, en 1802, Napoléon crée la légion d’honneur pour récompenser les services rendus à la France et le mérite. Il fait aussi ouvrir des lycées laïques sur tout le territoire et crée le baccalauréat. Néanmoins, il rétablit l’esclavage en 1802 (il avait été proscrit en 1794) et crée le livret ouvrier en 1803, qui a pour but de contrôler les travailleurs.
Le livret contenait toutes les informations sur l’ouvrier et sur les emplois qu’il avait pu occuper. Cela permettait de le fidéliser et de le surveiller.
Enfin, en 1804, Napoléon crée le Code Civil qui est, encore aujourd’hui, la base du droit français. On y consacre le principe de propriété ou la liberté de travailler, mais aussi l’autorité du mari sur la femme.
Un exemple de livret ouvrier
