Le New Deal : des réponses inédites à la crise
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Franklin Delano Roosevelt, issu d’une famille aisée de New York aux origines flamande et française, appartient au Parti démocrate, historiquement proche des minorités, des nouveaux immigrants et des ouvriers (« blue-collar workers »), bien que ce parti ait aussi été lié aux élites conservatrices du Sud esclavagiste.
Élu président en 1932, Roosevelt devient l’artisan du New Deal, un programme de rupture inédite face à la crise. Il s’entoure d’une équipe nouvelle d’experts, surnommée le “Brain Trust”, rompant avec les pratiques traditionnelles.
Un programme interventionniste en deux temps
Première phase (1933) :
Roosevelt lance une politique de relance économique :
augmentation des dépenses publiques et de la fiscalité,
soutien aux prix agricoles et aux salaires,
régulation bancaire et industrielle (par ex. création de la SEC et du NRA),
lutte contre le chômage par des programmes fédéraux d’emploi.
Deuxième phase (1935) :
Le New Deal évolue vers la création d’un État-providence :
mise en place d’une protection sociale (Social Security Act),
grands travaux publics (dams, routes, ponts, infrastructures),
consolidation des droits syndicaux.
Un bilan contrasté mais fondateur
Sur le plan économique, le New Deal ne permet pas un retour au niveau de prospérité d’avant 1929. Le chômage reste élevé jusqu’à l’entrée en guerre en 1941.
Mais les effets de la crise sont contenus, la société stabilisée, et le modèle économique profondément transformé.
Politiquement, le succès est considérable : Roosevelt est réélu plusieurs fois, et le modèle de l’État-providence américain inspire de nombreux pays après 1945.