Terreur de masse
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La terreur est un des éléments les plus marquants des totalitarismes. Elle est arbitraire et dessert l’idéologie en visant ceux qui ne la respectent pas. Les polices politiques et milices sont les principaux outils de la répression, mais chaque régime à ses particularités. On peut se concentrer sur les cas éloquents de l’Allemagne et de l’URSS.
En URSS, les opposants au régime sont poursuivis par le NKVD (la police politique). Staline, grand paranoïaque, reste aussi célèbre pour les purges qu’il fait subir à l’armée et aux partis, en quête de tous ceux qui pourraient comploter contre lui. Tout ce monde est ensuite envoyé au goulag, dans les terres hostiles de Sibérie, où 7 millions de personnes mourront entre 1934 et 1941.

Déportés du goulag construisant une ligne de chemin de fer ©
En Allemagne, les opposants aux régimes sont traqués par la Gestapo et les SS puis mis dans des camps de concentration. La composante nazie de l’idéologie ajoute à la liste des ennemis tous les groupes sociaux « impurs » que le régime juge bons d’être éliminés. On y compte les homosexuels, les tziganes, les handicapés et surtout les juifs. Ces derniers sont visés dès 1935 par les lois de Nuremberg, qui leur enlèvent la majorité de leurs droits. En 1938, le pogrom de la Nuit de Cristal reste aussi tristement célèbre. Quelques 300000 juifs s’enfuient ainsi de l’Allemagne entre 1933 et 1939. La Seconde Guerre mondiale voit la poursuite et l’intensification des horreurs, avec la mise en place des camps d’extermination et l’Holocauste.

Un magasin juif détruit lors de la Nuit de Cristal ©
En somme, les trois régimes totalitaires possèdent des caractéristiques communes – idéologie prépondérante, embrigadement et propagande, contrôle des institutions et de l’économie, terreur de masse – bien qu’ils les appliquent chacun de façon différente. Ces similitudes les rendent alliés dans les prémisses de la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à ce que l’Allemagne attaque l’URSS en 1941, événement qui amène l’historien François Furet à les qualifier de « frères ennemis. »
De nos jours, face au développement de plus en plus de « démocraties libérales » ainsi que de l’extrême-droite, il est important de se rappeler des régimes totalitaires et de leur mode de fonctionnement. Voici le grand rôle de l’Histoire : rappeler le passé pour prévenir le futur.