Les facteurs de la Révolution
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Il faut tout d’abord évoquer le rôle des philosophes des Lumières qui, dès le XVIIᵉ siècle, dénoncent les écueils de l’absolutisme. Ils promeuvent l’esprit critique face à la religion et le libre arbitre dans une Europe où le système féodal prédomine. En France, ces idées rayonnent chez les élites lettrées, notamment dans les salons parisiens.
Puis, des crises multiples s’ajoutent à ce premier facteur.
D’abord, une crise alimentaire, causée par les aléas climatiques qui détruisent les récoltes. La famine règne en 1788.
Ensuite, une crise sociale : l’écart entre le tiers état et les ordres privilégiés, qui ne payent pas d’impôts, se creuse sans cesse. Le tiers état désigne l’ensemble des personnes qui ne font partie ni du clergé ni de la noblesse, autrement dit la grande majorité de la population (bourgeois, artisans, paysans), qui supporte l’essentiel des impôts sans bénéficier des mêmes privilèges.
Enfin, une crise financière provoquée par l’implication de la France dans la guerre d’indépendance américaine (1776-1783). La dette de l’État devient alors considérable.
En août 1788, pour trouver des solutions, le roi décide de convoquer les états généraux. Des cahiers de doléances sont envoyés dans tout le royaume afin de recueillir les plaintes et les revendications de la population.
A l’origine, les États Généraux sont créés au XIVème siècle pour décider de l’impôt. Ils n’avaient pas été convoqués depuis Henri IV.