Les deux types de cellules
Astuce : sélectionne un passage pour poser une question dessus.
On distingue deux types de cellules selon qu’elles possèdent ou non un noyau enveloppé d’une membrane nucléaire.
a) La cellule procaryote
Les cellules procaryotes sont dépourvues de noyau et ont leur matériel génétique libre dans la cellule. Elles regroupent les bactéries et les archées qui sont des organismes unicellulaires.
Ce sont des cellules qui :
ont de faibles dimensions (1 à 4 µm) ;
présentent une simple organisation avec une paroi protectrice qui confère à la cellule sa rigidité et sa forme, sous laquelle se trouve la membrane plasmique qui entoure un seul compartiment cytoplasmique contenant de l’ADN entouré par le nucléoïde, de l’ARN, des enzymes, des petites molécules et des ribosomes ;
présentent un mécanisme de division simple et rapide : certaines bactéries se divisent, sous des conditions favorables, toutes les 20 minutes, donnant ainsi naissance à 4 milliards de cellules en 11 heures !
On peut retrouver parfois des éléments extra-chromosomiques appelés plasmides, qui sont généralement circulaires et qui encodent des gènes supplémentaires, comme des gènes de résistances aux antibiotiques.
Astuce : Comme moyen mnémotechnique, rappelez-vous que procaryote commence par un p comme le mot « pas » : les cellules procaryotes ne possèdent pas de noyau.

Schéma d’une cellule bactérienne by Workyt
b) La cellule eucaryote
Les cellules eucaryotes présentent une organisation interne plus complexe, de nombreux organites spécialisés au sein desquels se déroulent des processus métaboliques spécifiques et dont le noyau (eucaryote signifiant « vrai noyau ») est délimité par une membrane nucléaire. Elle est l’unité de base des organismes animaux, végétaux, fongiques et protozoaires, et présente une taille assez grande qui peut aller jusqu’à 100 µm.
Schéma d’une cellule animale
Source : Reproduit à partir du « manuel Biologie cellulaire en 30 fiches » par Callen,J-C, 2011, p.12, Dunod ©

Schéma d’une cellule végétale by Workyt
Source : Reproduit à partir du manuel « Biologie Végétale » par Laberche, JC, 2020, p. 75, Dunod ©
Astuce : Prenez un moment pour bien mémoriser les schémas et essayer de les reproduire et de replacer les éléments qui s’y trouvent. (En fonction de votre niveau scolaire, n’hésitez pas à aller chercher des schémas plus simples.)
Sur nos premières observations des schémas, on peut voir apparaître quelques différences chez la cellule végétale :
La présence des chloroplastes, dotés de chlorophylle, pigment qui captent la lumière du soleil pour réaliser la photosynthèse.
La présence d’une grosse vacuole (attention, les cellules animales n’en sont pas dépourvues) qui est remplie d’eau pour générer la turgescence et la rigidité.
La paroi cellulaire faite de cellulose, dans laquelle se situent les plasmodesmes, canaux permettant le passage de l’eau, des solutés, des phytohormones entre deux cellules.
L’amyloplaste, qui est un organite qui va permettre à la cellule végétale de stocker de l’amidon.
Dans tous les cas, ce qui nous saute réellement aux yeux sur ces deux schémas, c’est bien la complexité et l’organisation des organites au sein des cellules. Essayons de voir quels sont leurs rôles.