Le Congrès de Vienne veut faire table rase de la Révolution
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Le Congrès de Vienne se tient entre 1814 et 1815 dans la capitale de l’Empire autrichien. Les participants sont les membres de la « Sainte Alliance » qui a vaincu Napoléon : la Russie, la Prusse, l’Autriche et le Royaume Uni. Ensemble, ils redessinent les frontières européennes et redéfinissent les principes qui régissent les relations intra- et inter-pays.

Pour commencer, entre les pays, on souhaite le retour au statu quo ante bellum (« statu-quo d’avant guerre »). Ce principe est motivé par un vœu d’équilibre : aucun État ne doit être plus puissant que les autres. Il est aussi décidé qu’en cas de conflit, les belligérants doivent se réunir pour négocier.
Ensuite, au sein de chaque pays, en France et dans les anciennes conquêtes de Napoléon, le principe de légitimité monarchique est rétabli. Il implique que le pays soit dirigé par un Roi qui tire sa légitimité de Dieu et de l’hérédité – et non pas du peuple. Ce dernier se voit ainsi retirer son droit de disposer de lui-même (c’est-à-dire de choisir son dirigeant).

Cependant, malgré le retour à la légitimité monarchique, des éléments apportés par la Révolution et l’époque napoléonienne sont conservés. Par exemple, en 1815, la majorité des États se dotent d’une Constitution et certains gardent le Code Civil exporté par Napoléon. Nous allons voir que la France est l’un de ces États.