La Convention et la Terreur (1792-1795)
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Les divisions continuent dans une Convention entièrement républicaine. Les Girondins et les Montagnards menés par Robespierre, plus radicaux, s’opposent.
La première Convention est Girondine. C’est elle qui décide du sort de Louis XVI : il est guillotiné le 21 janvier 1793. En réponse, des régions très attachées au Roi et à l’Église se soulèvent.
Mais, en juin 1793, les Montagnards fomentent un coup d’État et éliminent les Girondins. Robespierre met en place le Comité du Salut Public : c’est le début de la Terreur. Tous ceux qui sont suspectés d’être des ennemis de la Révolution sont éliminés.
Le bilan de la Terreur reste une estimation. Les archives font état d’environ 17 000 condamnations à mort prononcées officiellement, mais le nombre total de victimes approche plutôt les 40 000 si l’on inclut les exécutions sans jugement ainsi que les morts liées aux répressions. Les régions les plus touchées sont celles marquées par des insurrections, comme la Vendée ou la Bretagne, ainsi que les départements frontaliers.
Selon les statistiques disponibles, environ 85 % des condamnés appartiennent au tiers état, 8,5 % à la noblesse et 6,5 % au clergé. Toutefois, ces ordres privilégiés étant numériquement beaucoup moins représentés dans la population, la proportion de nobles et de membres du clergé exécutés est, rapportée à leur effectif, plus élevée que celle des autres catégories sociales.

L’arrestation de Robespierre
Un nouveau coup d’État, le 27 juillet 1794, permet d’arrêter Robespierre et met fin à la Terreur. La nouvelle Convention tente de rétablir l’ordre dans le pays fracturé par la guerre civile. Elle finit par être dissoute en septembre 1795, avec l’adoption d’une nouvelle Constitution.